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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 20:23

Ce matin-là, je démarrais la journée d’une excellente humeur. Parti d’un camping où je n’avais pas pu payer ma nuit, faute de personnel présent pour encaisser (comme c’est dommaaaaaaage), je rencontrai un papy bien sympa pour me tenir compagnie sur la voie verte longeant le « Monmouthshire and Brecon canal », et accessoirement me servir de guide sur ces quelques kilomètres tranquilles.

Mon objectif du jour était de rentrer tranquillement vers Chepstow où j’avais la possibilité d’être logé, voir de quitter le Pays de Galles si j’en avais le temps.

Bref, il s’agissait sûrement de ma dernière journée dans ce petit pays que je n’avais pas du tout pensé visiter lorsque je m’étais élancé, fin Juillet, sur mon voyage.

Sous un ciel encore encombré de nuages inoffensifs, cette confortable voie verte devait me permettre de rejoindre l’itinéraire que j’avais pris l’avant-veille pour aller visiter Cardiff, la capitale galloise.

Le jour où j’ai croisé Barack Obama !

Mon compagnon de route venait de me quitter et j’étais alors à l’approche de Newport, ville que j’avais franchie par un itinéraire sud lors de mon premier passage.

Cette fois-ci, c’est par le nord que l’itinéraire emprunté allait me permettre théoriquement de contourner la ville.

Roulant paisiblement, le long du canal, je croisai quelques policiers à vélo. Une rencontre dont j’avais pris l’habitude tant le territoire était quadrillé par les forces de l’ordre depuis quelques jours.

En cause, la tenue d’un sommet de l’OTAN à Newport, qui devait commencer ce jour.

Plus loin, j’aperçus une route qui semblait être envahie d’une foule digne du Tour de France.

Arrivé à l’intersection avec cette rue, je demandai à une personne ce qui se passait ici. « Nous attendons le président Obama ».

  • Moi : « le président Obama ? »
  • La dame : « Oui, il visite une école et nous attendons qu’il sorte. »
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !

Je comprenais alors que le président des Etats Unis était là, à quelques centaines de mètres. Tout simplement incroyable ! Après près de 2500 kilomètres à pédaler, mon itinéraire était en train de croiser la route de Barack Obama !

Les quelques minutes d’attente passèrent très vite. Les premiers motards passant devant nous annonçaient l’arrivée du cortège de voitures des officiels. On nous indiquait laquelle devait être celle du Président Obama.

Les clameurs entendues plus haut, en amont, constituaient l’ultime signal.

Les téléphones portables et les appareils photos rivalisaient avec quelques drapeaux américains au bout des bras de cette foule curieuse. Je vivais ce moment avec amusement.

Un petite discussion avec un policier puis j’étais déjà parti. Je pensais alors, toujours le long du canal, qu’ici à Newport dont je m’approchais, pourrait être prises des décisions très importantes au sujet du conflit entre les séparatistes russes et les Ukrainiens.

Étrange impression.

Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !

Suivant les panneaux me guidant dans Newport, je me trouvai soudain avec la possibilité de jeter un coup d’œil au centre-ville. Je passai sous la route puis me retrouvais de suite dans une rue semi-piétonne, une rue commerçante où j’allais certainement pouvoir me ravitailler en vue de mon pique-nique du midi. Mais mon regard était capté immédiatement par un petit groupe de personnes déteignant du reste de la foule.

Un petit groupe d’Ukrainiens se trouvait là, sur un large trottoir. Beaucoup, notamment les femmes, étaient en tenue traditionnelle. Tous avaient un panneau ou une banderole destinés à faire passer un message. Un message à l’OTAN qu’ils allaient brandir lors d’un défilé qui devait démarrer dans l’heure.

Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !

Discutant avec eux, filmant quelques-uns des chants traditionnels qu’ils nous chantèrent en cœur, je finis par sympathiser avec ce groupe venu d’abord pour demander de l’aide. D’autres ressortissants ukrainiens vinrent grossir le groupe. De fil en aiguille, moi et mon vélo nous retrouvâmes au cœur de l’action.

Une banderole fixée sur mon guidon, me voilà parti pour une marche de presque 2 heures, en compagnie des manifestants ukrainiens.

Le défilé, à 90 % constitué de manifestants hostile à l’OTAN, des « Anti NATO », empruntait les grandes artères de la ville sur un parcours sous haute surveillance.

Mon groupe fermait la marche, chantant et scandant loin derrière les pacifistes, anti nucléaires, altermondialistes.

Le jour où j’ai croisé Barack Obama !

Les photographes et les caméras vinrent à notre rencontre. Nous fûmes provoqués par quelques manifestants hostiles. Ou applaudis par quelques badauds.

Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !
Le jour où j’ai croisé Barack Obama !

Puis le défilé s’arrêta. Il était temps de dire au revoir et de reprendre ma route.

La tête rempli de souvenirs incroyables. Une journée tellement inattendue. Et c’est ça qui me plait dans le voyage !

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:55

Nous nous étions quitté à Bude, dernière ville étape des Cornouailles.

Si les paysages de la péninsule m’avaient ravi, la difficulté de pédaler le long de la côte, ces successions épuisantes de rudes montées me rendaient cependant la vie difficile.

Aussi, je n’étais pas mécontent de quitter cette partie de l’Angleterre. Je ressentais même une sorte de soulagement à l’idée de découvrir d’autres horizons, avec la perspective de pouvoir enfin souffler physiquement !

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

La première journée, ensoleillée, fut une des plus belles du voyage.

Si je dus grimper encore un peu pour m’extirper des dernières collines, afin de pénétrer à l’intérieur des terres, tout fut plus facile ensuite.

Ce ne fut pas tout plat, loin de là, mais les petites côtes qui se dressaient sur mon parcours n’avaient plus rien à voir avec les raidillons des jours précédents.

Je prenais donc plaisir à pédaler dans le Devon, traverser ses petits villages d’un calme impressionnant en comparaison des villes de la côte encore engorgées par une intense activité touristique.

En route pour le Pays de Galles !

Mon premier après-midi post-cornouailles fut aussi l’occasion de parcourir, enfin, la première voie verte digne de ce nom !

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Le « Tarka trail » (voulant à peu près dire chemin goudronné… ), aménagé sur une ancienne voie ferrée, allait m’offrir quelques heures de récréation. 14 km entre Bideford et Barnstaple, 14 km de détente à pédaler sur un itinéraire tout plat, croisant des grappes de cyclistes de tous âges le long d’une baie aux couleurs magnifiques.

Certes, l’enrobé faisait quelques vaguelettes, donnant parfois l’impression de rouler sur de la tôle ondulée, mais cela ne gâchait pas mon plaisir.

J’avais la drôle impression d’être en vacances, sans aucune pression, sans stress aucun tant tout était facile ce jour-là.

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Il n’en fut rien le lendemain.

Quittant mon camping sous la grisaille, je passai une bonne partie de la matinée à tourner en rond dans la ville de Barnstaple , connue pour son marché couvert, sa rue des bouchers mais surtout comme étant la plus ancienne ville d’Angleterre.

L’on m’annonçait alors une cinquantaine de miles à parcourir, jusque Taunton, la destination que j’avais envisagé ce jour-là.

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Le temps était menaçant, la pluie annoncée, mais je n’avais aucune idée alors de l’enfer qui m’attendait !

J’avais bien repéré, sur ma carte, le « Exmoor National Park », ces dernières bosses qu’il me restait à gravir avant de tracer vers Bristol. Mais jamais je n’avais imaginé me retrouver dans un tel environnement.

Alors que je fonçais sur un itinéraire inscrit comme véloroute, je ne me doutais pas une seconde aller droit dans le mur. Oui le mur, enfin les murs car cela aurait été trop beau s’il n’y en avait eu qu’un seul, de mur…

Alors que la pluie faisait son apparition, une pluie fine de celles qui mouillent bien, s’infiltrent à travers vos protections jusqu’à vous pénétrer vos muscles, la route commençait à se dresser devant moi, doucement mais sûrement. Jusqu’à ce village de Bratton Fleming plongé dans une ambiance lugubre. Pas âme qui vive hormis une anglaise qui semblait m’interroger au sujet du passage du prochain bus… Il était l’heure de me restaurer et je me mis en quête d’un abri alors que la pente de la route s’accentuait plus encore.

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Mais je ne trouvai nulle part où me cacher pour manger au sec. Pas même une petite avancée de toit ou un porche pour poser mon vélo. Je finis par atterrir dans une cabine téléphonique à moitié détruite. Tant bien que mal, j’arrivais à extraire mon pique-nique des sacoches et je m’installais dans cette cabine au confort minimal. Debout, je commençais à manger quand une dame m’aperçut. J’avais drôle d’allure avec ma cape fluo, mon sandwich à la main, debout dans cette cabine téléphonique. J’inspirais sûrement un peu de pitié alors que la pluie tombait dru autour de moi.

Elle me proposa une fois, deux fois, de venir m’installer au chaud et au sec, dans sa maison, pour manger. Mais je refusais poliment, craignant que la remise en route ne soit trop difficile. Je n’aime pas les chaud et froid.

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Quand je repartis, la pente était encore bien raide.

Je m’enfonçais dans ce parc national, dans ce décore peu engageant. Le vent, le brouillard, la pluie, la grisaille, … Tout cela conférait à cette campagne déserte un décore digne des films les plus angoissants. J’étais presque, à ce moment, nostalgique des Cornouailles, c’est dire !

Quelques rares voitures aux phares allumés croisaient ma route. Les pentes infernales, tant pour descendre que pour monter, usaient soit mes freins soit mes mollets. J’avançais lentement, très lentement, veillant à ne pas m’égarer. Le temps passait et la pluie, elle, ne passait pas.

Quand enfin je sortis ce cet enfer, je compris que j’allais terminer avec bien plus que les 50 miles qu’on m’avait prédits. Je compris aussi que Taunton, ce serait pour demain. Il me restait à trouver où dormir. Un camping confortable avec un accueil magnifique, un thé chaud offert par mes voisins, et tout cela allait être oublié.

Sans le savoir alors, j’avais vécu ma dernière journée de pluie en Grande Bretagne, mais quelle journée !

En route pour le Pays de Galles !

Demain est un autre jour dit le célèbre dicton. Cela n’a jamais été aussi vrai pour moi.

Poursuivant dans la vallée, j’atteignais Taunton en fin de matinée sous un soleil radieux.

Ville imposante et grouillante de monde, Taunton …

J’entrepris de la visiter brièvement. Une halte à l’office de tourisme me permis de trouver le guide cycliste qu’il m’aurait fallu à mon arrivée à Plymouth. Il n’est jamais trop tard.

En route pour le Pays de Galles !

Le long d’un canal étroit, une voie verte m’emmenait l’après-midi vers le Nord. Une voie verte « made in England ». C’est à dire assez inconfortable. Etroit, en gravier plus ou moins fin, ce chemin s’avérait bien inconfortable. L’avantage de ne pas côtoyer les voitures était troqué avec la difficulté de croiser les promeneurs à pied qui, heureusement, se montraient très courtois avec mon encombrant vélo.

Je fus quand même assez heureux de quitter cet itinéraire, à Bridgwater, pour retrouver la route. Un comble !

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Plus loin, à Burnham-on-sea, une ville ressemblant au Touquet, je trouvai un endroit original pour planter ma tente. Un terrain de rugby !

Le soleil brillait encore généreusement ce samedi là. Et il était encore annoncé pour ma dernière journée avant le Pays de Galles. J’étais aux anges !

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Parti de bonheur, sous une belle et douce lumière, je m’apprêtais à vivre une journée riche de découvertes. À commencer par Cheddar, connu pour son fromage bien sûr. Une fierté nationale qui se fabrique dans des grottes nichées dans des gorges situées à l’est de la ville. Je fis l’achat d’un échantillon à déguster plus tard.

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Vint ensuite une nouvelle voie verte, encore une fois aménagée sur une ancienne voie ferrée. La ligne des fraises (the strawberry line) servait autrefois au transport des fraises. Ce dimanche, j’y croisais nombre de cyclistes désirant profiter de cette belle journée. Non revêtue, cette voie verte était cette fois-ci très confortable et agréable à parcourir. J’y pris beaucoup de plaisir, jusque Yaton où elle prit fin.

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !

Il ne me restait alors plus qu’à me diriger vers Bristol.

Pas question de visiter la ville que j’allais traverser quelques jours plus tard. Il me fallait au contraire franchir l’obstacle le plus simplement et rapidement possible pour rejoindre ma destination finale.

J’y parvins non sans mal, en suivant les itinéraire fléchés et en utilisant un guide des voies cyclables du secteur.

Traverser une vaste zone industrielle n’est jamais simple. Même un dimanche.

En route pour le Pays de Galles !

En fin d’après-midi, je me retrouvais enfin au pied du majestueux pont à haubans qui séparait l’Angleterre du Pays de Galles. Un pont aux allures de Pont de Normandie que j’allais franchir avec un immense plaisir voire une douce euphorie.

Il y avait quelque chose de magique ici. J’étais curieux comme jamais de découvrir ce petit pays que je n’avais pas programmé ! Et je n’allais pas être déçu !

Suite au prochain épisode !!!

En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
En route pour le Pays de Galles !
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 20:38
Land’s End. Oui… bof…

Flash back…

Lorsque je commençais, au printemps, à tracer les grandes lignes de mon itinéraire, mon idée première était, à partir de Plymouth, de longer la côte en direction de l’Est puis de remonter vers Londres. Quand je communiquai sur cette idée primitive, des amis me dirent qu’il était dommage de ne pas jusqu’à Land’s End.

Aussi, je modifiai mes plans et détournai mon tracé pour longer la côte, mais vers l’Ouest avec comme objectif le bout de la péninsule des Cornouailles qui se trouve donc être le morceau de terre « le plus à l’Ouest du Sud-Ouest de la Grande Bretagne ».

C’est ainsi qu’au matin du 5ème jour passé à pédaler sur les côtes tourmentées des Cornouailles, ce premier objectif était en passe d’être atteint.

Mais dans des conditions bien moins agréables que les jours précédents, la météo avant décidé de brouiller les cartes. En fin de nuit, les premières gouttes de pluie tombèrent alors que je dormais dans un confortable camping à une dizaine de kilomètres seulement de cette pointe du Raz britannique. Une pluie qui ne s’interrompit quasiment pas, jusqu’au matin.

Ayant un moment envisagé de reporter au lendemain ma visite, je pris la décision de décoller tout de même, aux 12 coups de midi, pour me rendre sur ce lieu qui attisait ma curiosité.

La pluie avait alors presque cessé, rendant les conditions acceptables.

Arrivant sur place, je vis d’abord un immense parking et quelques bâtiments.

Après avoir stationné mon vélo, j’entrepris de pénétrer dans ce qui, de l’extérieur, ressemblait à l’entrée d’un petit parc d’attraction ou d’une galerie commerciale à ciel ouvert.

Land’s End. Oui… bof…

La réalité se situait entre les deux. Boutiques de souvenirs et lieux de restauration se partageaient la majorité de l’espace, autour d’attractions.

Le paysage pour lequel j’étais venu était à découvrir derrière cet ensemble rectangulaire de bâtiments à l’architecture assez simpliste. Je me hâtais donc de l’autre côté de l’obstacle de béton.

Land’s End. Oui… bof…

Et là, je vis un sentier longeant la côte, destiné à admirer un site chaotique, chahuté par une mer hostile qui avait sculpté la roche durant des millénaires. Ce site dont l’aspect sauvage faisait encore à peine illusion, était protégé assez négligemment des intrusions humaines. Seuls le danger de chute ou de glissage semblaient dissuader les touristes et les curieux de s’aventurer plus loin que le fil matérialisant la limite entre le site protégé et les lieux de déambulation

Land’s End. Oui… bof…

Entre le luxueux hôtel bâti là depuis des années, et la maison nommée à juste titre the last and first house, (la dernière et la première maison), les gens passaient le plus clair de leur temps à poser pour la photo.

La courte promenade proposée les invitait surtout à consommer du Land’s End sous forme de stickers, cartes postales, peluches, puzzles et autres produits dérivés sortis tout droit de l’imagination des professionnels du marketing touristique.

Land’s End. Oui… bof…
Land’s End. Oui… bof…
Land’s End. Oui… bof…
Land’s End. Oui… bof…

Au milieu de tout cela, je pensais au proverbe bien connu des voyageurs qui dit que ce qui compte, c’est le voyage et pas la destination. Ça se vérifiait ici tant mes yeux avaient été gâtés lors du trajet me menant jusqu’à cet endroit que je trouvais décevant.

Là, la grisaille venant sans doute ternir un peu plus la magie perdue du lieu, rien de me donnait envie de m’attarder. Sans doute un couché de soleil un jour de beau temps ou un ciel d’hiver aux couleurs changeantes auraient-elle changé la donne.

Une "attraction" assez convoitée : se faire prendre en photo devant ce panneaux avec une destination ou une distance que l'on compose sois même !

Une "attraction" assez convoitée : se faire prendre en photo devant ce panneaux avec une destination ou une distance que l'on compose sois même !

La "dernière et la première maison" abrite une boutique de souvenirs, un bar et de la restauration.

La "dernière et la première maison" abrite une boutique de souvenirs, un bar et de la restauration.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 18:17

Avant d’aller plus loin dans mes petits compte-rendus, je voulais absolument vous raconter la folle journée du 19 août, celle où je quittai la France pour l’Angleterre.

 

Logé avec des amis dans un camping au nord de Morlaix, j’attendais avec une certaine excitation ce jour. La veille du départ, ma principale préoccupation concernait d’abord la météo. Depuis mes premiers coups de pédale en Savoie, celle-ci s’était montrée très capricieuse et particulièrement imprévisible. C’était encore le cas ces derniers jours en Bretagne.

 

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En redescendant sur Morlaix, le ciel se dégage petit à petit !


Pour cette journée très spéciale, Météo France annonçait de belles éclaircies dès le milieu de matinée. J’étais donc optimiste sur ce point, même si dans cette région le temps peut très vite changer.

Le matin venu, les derniers nuages se dispersaient alors que je redescendais la baie en direction de Morlaix. Un franc soleil brillait ensuite sur la ville alors que j’entrais dans la boutique d’un vélociste pour quelques achats. Une halte à la boulangerie et j’enfourchai ma monture pour entamer la remontée de la baie, vers Saint-Pol-de-Léon puis Roscoff.


19aout 6774 (Copier)

Comment imaginer à ce moment que la pluie va s'abattre dans quelques minutes ?


Alors que je longeais le port de plaisance, je constatais que le ciel s’était assombri, ne laissant plus passer le moindre rayon de soleil. Premiers doutes…

Quelques minutes plus tard, une petite pluie commença à tomber. Ayant en mémoire les prévisions météo, je pensai, à tort, que cela n’allait pas durer. Grave erreur ! Les petites gouttes inoffensives se transformèrent en quelques secondes en une pluie torrentielle !

Bien évidemment, aucun abri à l’horizon, coincé que j’étais entre le bras de mer et la colline. N’ayant pas eu le temps de me couvrir, je sprintai vers une aire de repos pour enfiler mon poncho. Sous un arbre qui ne me protégeait pas de l’eau, bien au contraire, je fouillais dans mes sacoches pour attraper ma cape. Le temps de l’enfiler, j’étais trempé jusqu’aux os…

Et le temps de l’enfiler, la pluie s’était arrêté !!!

Pédalant tout de même quelques kilomètres avec mon poncho, au cas où, je compris que cette averse serait sûrement la seule de la matinée. Aussi vite que la pluie était apparue, un magnifique ciel bleu s’installa. Et mon poncho devint vite insupportable !


19aout 6775 (Copier)

Sur la bonne route !

 

Les kilomètres me séparant de Roscoff me permirent de sécher rapidement.

J’arrivais bien en avance pour l’embarquement. Mes amis me rejoignant quelques minutes plus tard pour partager un dernier pique-nique ensemble.

L’embarquement se passa très bien. À bord de l’Armorique, cet immense navire de Britanny Ferries, je me sentais comme un touriste.

La traversée passa très vite, les occupations ne manquant pas !

L’une d’elles consista à trouver un plan de Plymouth et de rechercher où j’allais dormir.

 

 

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Arrivé au terminal largement dans les temps !


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Le vélo est bien attaché. Paré pour la traversée de la Manche !

 

Mes demandes Warmshower n’ayant pas abouti, je cherchais sur internet l’existence d’un éventuel camping à une distance accessible du terminal. Bingo ! Un camping situé en périphérie de la ville me tendait les bras. J’étudiais le parcours à effectuer en ville, l’optimisant afin d’y arriver le plus vite possible. Tout cela s’annonçait bien.

 

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En compagnie de Suna, hôtesse sur l'Armorique.


Sauf qu’entre la théorie et la pratique, l’écart peut s’avérer très important.

Je fus tout d’abord piégé par le décalage horaire. Ou plutôt par son interprétation. Car en Angleterre, la nuit tombe une heure plus tôt qu’en France durant l’été… Et pour moi, c’était déjà une heure de moins pour rallier le camping repéré.

Je me rendis ensuite compte que j’avais été un peu optimiste sur le temps qui serait nécessaire pour sortir du bateau et commencer à pédaler.

Si bien que, lorsque je m’élançais (à gauche de la route bien sûr !), le soleil était déjà bien proche de l’horizon…

 

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Les quelques cyclistes montés dans le bateau se préparent à descendre !


Mon plan de la ville rivé sur ma sacoche de guidon, je comptais bien cependant arriver à destination.

Au premier carrefour, je cherchais du regard les plaques de rues pour me situer et m’orienter. Je recommençais la même opération au carrefour suivant. Et ainsi de suite…

L’itinéraire que j’avais préparé au chaud, dans le bateau, assis dans un confortable fauteuil, me paraissait bien plus compliqué à suivre que sur le papier ! Si bien que je passais plus de temps à regarder ma carte qu’à pédaler.
Et pendant ce temps là, le ciel s’assombrissait…

Les minutes passèrent ; ma progression, très lente, sur un itinéraire finalement très biscornu, commençait à entamer ma patience. Je devais jongler avec les sens interdit, les noms de rues, et me concentrer sur ma conduite à gauche…

À ce propos, je découvris combien il était difficile de ne pas commettre d’erreur. Chaque halte, ou plutôt chaque redémarrage constituait une occasion de se tromper. Et cela m’arriva à plusieurs reprises. Notamment lorsque, après avoir répondu à une charmante femme en voiture qui s’inquiétait de me voir arrêté à un stop avec ma carte en mains, je redémarrai en roulant à droite de la route. Voyant une voiture arrêtée face à moi, attendant certainement que ce français réalise son erreur, je compris que la conduite à gauche n’allait pas être aussi simple que ça !

Bref, je perdis tant de temps que la nuit fut déjà tombée alors que je j’avais l’impression de tourner en rond.

Quand enfin je réussis à m’embrancher sur la piste devant m’emmener vers le camping, il faisait nuit noire. La frontale fixée sur mon crâne, je pédalais sur une piste caillouteuse, rêvant d’un camping de plus en plus improbable. Le froid s’intensifiant, je finis par me résoudre à stopper cette quête impossible.

Au premier endroit semblant potable, je m’arrêtai pour monter la tente à la va-vite.

Mon vélo couché entre une barrière et ma « hooba hooba », je mangeai ce que j’avais sous la main en quatrième vitesse. Mieux valait vite dormir pour passer à autre chose.

Mais le sommeil fut difficile à trouver, et lorsqu’enfin de dormais, je fus réveillé par un gros toutou qui enfonçait avec sa truffe les parois de ma tente contre moi. Immobile, je dus attendre que le quadrupède n’abandonne son jeu et qu’il aille rejoindre ses maîtres qui, au loin, l’appelaient.

Hormis ce dérangement, seuls un cycliste passa à toute vitesse, en pleine nuit, puis quelques jeunes promeneurs nocturnes.

 

 

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Au petit matin, je découvre enfin le paysage !


Au petit matin, je pus tranquillement replier ma tente et me faire un petit café. Quelques joggers passèrent par-là, très polis. Après une journée mouvementée, mon voyage était vraiment lancé !

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:08

On m’avait promis de superbes paysages, et c’est pour cela que j’avais modifié mon projet initial pour parcourir les Cornouailles anglaises. The  « Cornwall »…

 

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Cette région de la Grande-Bretagne mérite en effet le détour. Les petits villages nichés au creux d’une corniche, abritent souvent un coquet petit port de pêche et/ou une petite plage pour se baigner, quand ce n’est pas pour y pratiquer le surf sur la côte atlantique. Sœur jumèle de notre Bretagne, ou pour être plus précis du Finistère, ses côtes sont tout autant déchirées, voir plus. À l’intérieur des terres, le relief y est très accidenté, maillé par quelques grands axes mais surtout par de nombreuses routes très étroites, aux pentes sévères, bordées de part et d’autres de haies si hautes qu’elles n’offrent aucune visibilité sur les paysages alentours.

Couvert de vastes étendues vertes, morcelées en petites parcelles délimitées par ces fameuses haies, le paysage n’est pas sans rappeler notre belle région du Morvan.

 

Pour le cycliste, et spécialement pour le voyageur à vélo, longer les côtes de ce que l’on pourrait appeler la côte d’Azur des Anglais, relève souvent de l’exploit sportif.

Peu de répit en effet entre deux villages visités. De courtes grimpettes aux pourcentages abominables se succèdent les unes aux autres, usant vite les mollets et parfois même le moral. Cependant, la récompense est souvent là, en bas d’une rampe ou au sommet d’une rude montée. Avec en arrière plan une mer bleu turquoise, les sites qui s’offrent à vos yeux invitent à s’attarder. Un peintre y trouverait d’ailleurs nombre de sujets propices à réaliser de magnifiques toiles colorées.

 

Aussi, si l’on souffre physiquement, l’enchantement est souvent au rendez-vous.

 

D’un point de vue plus pratique, difficile de voyager à moindre coût par ici. Très touristique, la région regorge de campings (le plus souvent à la ferme), en particulier le long de la côte. Ce pourrait être une bonne nouvelle si ceux-ci étaient bon marché mais c’est loin d’être le cas. Difficile en effet de trouver un endroit pour planter sa tente à moins de 10 £…

Quant au camping sauvage, celui-ci est quasiment impossible tant les espaces publics non clos sont rarissimes ! Seul le sentier du littoral est accessible à cette pratique, ce qui n’est pas l’endroit le plus accessible pour un cycliste affublé de lourds bagages comme je l’étais.

 

Les prix des denrées alimentaires suivent la même logique. Si le service et l’accueil sont impeccables, le porte-monnaie souffre beaucoup lorsqu’il s’agit de se ravitailler. La tentation de l’hypermarché du coin devient du coup une nécessité vitale si l’on ne veut pas exploser son budget. Au détriment bien entendu de la qualité.

Sur ce point, la découverte de la spécialité locale qu’est le « Cornish Pasty », fut pour moi une excellente surprise culinaire. Ce large friand fourré de viande et de pomme de terre pour sa version classique, tenait bien au ventre et emporta ma préférence face aux « Chips and Fish » qui ne m’inspiraient pas plus que ça.

 

Et la météo ? Qu’en fut-il du temps dans ce pays dont la réputation touristique ne se fait pas sur la qualité de son climat ? Hormis quelques jours où je dus passer entre les gouttes, et ceux où je n’échappai pas à la pluie, je n’étais globalement pas à plaindre. Le vent fut même plus souvent un allier lorsque j’entamais la remontée vers le Nord !

 

Ce petit résumé fait, je vous invite à découvrir en images, cette partie de mon voyage, la plus difficile sans doute, mais aussi la plus belle !

 

 

 

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      Après une matinée "logistique" passée à Plymouth,
un ferry me permet de traverser le fleuve Tamar pour rejoindre la rive opposée.

Sur cette photo : l'arsenal.

 

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      Niché derrière une île, le ferry qui m'a transporté de Roscoff à Plymouth.

 

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Dès les premiers coups de pédale, les célèbres bus à étage font leur apparition sur
les routes, y compris les petites voies de campagne comme celle-ci.
    

 

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Un parapentiste se régale, jouant avec le vent, faisant des boucles entre terre et mer.
Un spectacle bien sympatique pour moi !
      

 

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Les moutons ne sont pas rares sur les côtes, et souvent aux premières loges
pour profiter de panoramas fabuleux !
  

 

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Plus rares, les chevaux ont eux aussi leur place dans les prairies des Cornouailles.

      

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Premier camping et premier "english breakfast" ! Parfait pour bien démarrer la journée.

 

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  Ce type de petite route étroite (moins de 4 mètres de largeur) et sinueuse, bordée de haies, consituent la presque totalité du réseau secondaire en Cornouailles.
Pour un cycliste, l'effet "tunnel" ajouté aux rudes pentes sont assez déplaisants...  

 

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Pour prendre les ferries qui permettent de traverser une baie, de très bons freins sont recommandés. Ici à Polruan. 

    

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Polruan. Embarquement sur les petits ferries réservés aux piétons et cyclistes.
 

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Mini croisière de... quelques minutes, cap sur Fowey !


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Mevagissey, ravissant petit port de pêche aux couleurs magiques.

      

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Mevagissey, à marée basse.

  

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Mevagissey et sa petite plage de sable fin.

  

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      Mevagissey, encore !


 

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Pour illustrer l'effet tunnel des petites routes des Cornouailles,
quoi de mieux qu'un photo ?
    

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      Le château de Caerhays, réputé pour ses jardins.

 

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Evoluant dans un décor de rêve, ces vaches semblent être de la race Devon. À vérifier ! 

 

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Suivez cette route et vous deviendrez bon ! 

 

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Entre Penpol et Devoran, un endroit invitant au repos.

  

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      À l'Est de Penzance se situe "the St Mickael Mount", le petit frère du Mont Saint Michel ! 

 

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      Entre Marazion et Penzance, une longue plage,
avec en arrière plan "the St Mickael Mount".
 

 

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Très touristique, le village pittoresque de Mousehole.

     

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      Mousehole. Traduit littéralement en français, ça donne "trou de souris" !

 

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      Bloqué un quart d'heure par ces vaches nonchalantes, j'ai pu profiter du spectacle au même titre que les automobilistes anglais formant un petit bouchon derrière moi.


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Exemple de camping à la ferme avec vue imprenable sur la mer !

 

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Une Pilsner oui , mais une Cornish Pilsner of course !   

 

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Land's end, objectif atteint ! 

 

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Sur le site de cette ancienne mine de cuivre ou d'étain, les drapeau de la Grande Bretagne (Union jack) et celui des Cornouailles (drapeau cornique, ou de Saint Piran)

 

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Très rustique, ce camping sera aussi le moins cher du voyage (2£ !)

 

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Sur la côte ouest des Cornouailles, le ciel se confond avec l'océan atlantique.

  

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Ruine d'une mine avec sa cheminée.

 

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Paysage typique où l'on voit les haies découpant les étendues vertes en petites parcelles.

 

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Clin d'oeil à la Bretagne !

 

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     Saint-Ives, très jolie ville bâti sur un relief très chahuté,
serait réputé pour ses nombreux artistes.


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Saint Ives. 

 

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Saint Ives.    

 

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Deux mouettes, et deux jeune françaises.

 

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Si vous aviez le son, vous entendriez le cri de la mouette affamée !

 

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Saint Ives toujours

 

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Au nord de Saint Ives, vue sur la côte.

 

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Horizontales.

 

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Voie verte made in Cornouailles. On peut faire plus confortable !

 

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Les rouleaux de l'atlantique permettent la pratique du surf !

  

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Jolie plage, encore, à Perranporth.

  

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Newquay, l'une des places les plus réputées sur la côte.

  

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À Newquay, le tourisme fait recette.   

 

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Voyager à vélo en longeant les côtes,
c'est affronter une succession de courtes mais rudes montées et descentes...

 

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      Sur les plages, l'accessoire indispensable est l'abri anti vent, aux couleurs arc en ciel !

 

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      À l'occasion d'une belle fin d'après-midi, j'ai pu me promener sur le sentier du littoral. Le spectacle était au rendez-vous !


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Camping 5 étoiles ! 

 

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Un moment toujours magique, le coucher de soleil sur l'océan. 

 

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À nouveau, un ferry, permettant de traverser un bras de rivière.

 

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Padstow, en attendant le ferry.     

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      Insolite. 

 

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      Pente vertigineuse...

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...Montée impossible ! 

 

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Camping à la ferme, encore une fois, surplombant la ville de Bude. 

 

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     Bude, dernière ville des Cornouailles ! 

 

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 21:27

Je rêvais d’une fin de parcours ensoleillée, pédalant dans un paysage magnifié par les couleurs de l’automne. C’est d’ailleurs la raison qui m’avait poussé à « boucler la boucle » alors que l’option train était de loin la plus sage lorsque j’eus atteint mes objectifs et que je me trouvais en famille en Champagne.

Mais quelques jours de repos suffirent à me remotiver et malgré des prévisions météo défavorables – pluie et vent de face – ce dernier défi s’imposait à moi comme une évidence.

Pas de TER donc, entre Reims et Chambéry mais 10 jours de bicyclette en rab pour 700 bornes environ à parcourir.

 20-Reims-Chambery 9877 (Copier)

      Jacques, qui fut mon professeur lorsque je débutais le voyage à vélo,
   m'accompagnera quelques kilomètres dans Reims, ma ville natale.

 

 

Durant mon repos champenois, disposant d’une connexion internet, je pris d’abord le temps de planifier mes étapes assez précisément. Openrunner pour l’estimation du kilométrage et Warmshower pour mes hébergements furent mes deux instruments privilégiés. Le site de l’AF3V m’aidant à déterminer quelles voies vertes j’allais utiliser pour redescendre en Savoie.

Car afin de me rendre la vie plus facile, c’est le long des canaux, fleuves et autres rivières que j’avais décidé de passer.

Si la Meuse me permit de rentrer en France par un itinéraire somptueux, j’imaginais me régaler tout autant sur les berges du Canal de Champagne à Bourgogne, puis le long de la Saône et enfin sur la Via Rhôna longeant le Rhône jusqu’à rejoindre ma Savoie adoptive.

 

Je fus certes copieusement arrosé entre Châlons-en-Champagne (51) et Contrisson (55) où une halte d’une journée allait me permettre de rendre visite à ma mamie. Puis encore bien mouillé entre Chaumont et Langres pour ma dernière étape champ’ardennaise mais ce fut tout pour la pluie.

Le soleil, réapparu lors de mon premier pique-nique en Bourgogne, à 40 kilomètres de Dijon, m’accompagna sur les 7 dernières étapes !

Passant de véloroute en voie verte, ce ne fut alors que du bonheur et carrément l’extase lors des 3 derniers jours avec en guise de récompense des conditions estivales et des couleurs incroyables !

 

Ayant dû composer avec quelques pépins physiques sur la fin, que j’ai dû vaincre pour ne pas monter dans le train, ma joie n’en fut que plus grande.

Les amis venus me retrouver, me réservant de belles surprises, me comblèrent de bonheur également, me plongeant dans une douce euphorie.

Que rêver de mieux comme final ?

 

Je ne remercierai jamais assez tous ceux qui participèrent à cette dernière ligne droite.

Francis, Djamila, Anne et Sylvain, Lucien, Bénédicte et Julien, Cécile et David, et Yves qui m’hébergèrent au chaud de la Champagne jusqu’aux Alpes et qui contribuèrent grandement à la réussite de ce final.

Je serai éternellement reconnaissant envers mes amis qui, malgré des obligations, trouvèrent du temps pour venir à ma rencontre ou m’accompagner sur les ultimes kilomètres. Mille mercis à Gérard, Raymond, François, « Pote », Claude et Elisabeth, Jean-Luc et Jean-François, mes amis cyclos, et à Lise - ma super copine - et son petit ami,

Yvan et ses deux « merveilles » ( ;-) ). Vous m’avez fait chaud au cœur !

 

Voilà, la boucle est bouclée, après environ 5000 kilomètres et presque 3 mois de pédalées.

 

Mais mon blog ne s’arrête pas pour autant !

N’ayant pu l’alimenter après la Bretagne, je vous prépare une série d’articles rétrospectifs et de belles photos afin que vous reviviez ce petit trip au fil des semaines à venir.

 

Rendez-vous donc ici dans quelques jours pour le premier de ces articles, consacré aux Cornouailles !!!

 

20-Reims-Chambery 9880 (Copier)

  Pour traverser Reims, j'emprunte la coulée verte,
qui reliera à terme l'Aisne à la Marne.

 

  

20-Reims-Chambery 9883 (Copier)

  Les couleurs d'automne sont là !

  

20-Reims-Chambery 9886 (Copier)

  Le long de la Marne, une voie verte en cours d'aménagement,
ici à Châlons-en-Champagne. 

 


20-Reims-Chambery 9893 (Copier)

  Halte dans la Meuse, l'espace d'une journée. 

 

20-Reims-Chambery 9906 (Copier)

  De belles lumières ce matin-là, sur les parcs à vaches meusiens. 

 

20-Reims-Chambery 9912 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

 

20-Reims-Chambery 9917 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

 

20-Reims-Chambery 9925 (Copier)

        Le long du canal de Champagne à Bourgogne.

 

20-Reims-Chambery 9930 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

  

20-Reims-Chambery 9932 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

  

20-Reims-Chambery 9936 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

  

20-Reims-Chambery 9945 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

  

20-Reims-Chambery 9953 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

  

20-Reims-Chambery 9955 (Copier)

  Canal de Champagne à Bourgogne.

  

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        Chaumont, sous une belle éclaircie.


20-Reims-Chambery 9963 (Copier)

Chaumont.

  

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Chaumont.

  

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Canal de Champagne à Bourgogne.

 

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Langres, avec Denis Diderot, né ici en 1713. 

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Adieu la champagne-ardenne !

 

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Ce jour là, pour ma première journée en Bourgogne,
le ciel s'est éclairci définitivement.

 

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Lux, au nord de Dijon.

 

20-Reims-Chambery 9983 (Copier)

      Dijon, place de la république.


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  Dijon.

 

20-Reims-Chambery 9985 (Copier)

  Dijon, place François Rude.

 

20-Reims-Chambery 9987 (Copier)

  Marsannay-la-Côte, sur la route des vins.

 

20-Reims-Chambery 9993 (Copier)

  En Bourgogne, le brouillard est souvent au rendez-vous le matin.

 

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  No comment.

 

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  Des noms qui évoquent bien des parfums.

 

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 Un ciel magnifique !

 

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  La véloroute Beaune - Santenay, superbe !

 

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        L'automne est bien avancé dans le vignoble.


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  Quand la p'tite vadrouille rencontre la petite Vadrouille !

 

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  Meursault.     

 

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Meursault.  

 

 

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Voie verte le long du canal du Centre.    

 

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La cathédrâle Saint-Vincent, à Châlon sur Saône. 

 

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L'arbre à Manon, à Châlon sur Saône.  

 

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Lucien, mon hôte à Saint-Marcel, près de Châlon-sur-Saône.

 

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      Halte à Tournus.


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      Tournus. Abbaye St Philibert.


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 Tournus. Abbaye St Philibert.

  

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      Tournus. Hôtel de ville.


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       La voie bleue, reliant Tournus à Mâcon.


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La voie bleue. 

 

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Le long de la voie bleue.     

 

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      À la sortie de Mâcon, entrée en Rhône-Alpes !

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      Pont de Veyle.


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La ville gourmande de Vonnas.    

 

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      Vonnas.


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Entrée dans les Dombes. 

 

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Les Dombes, un étang parmi tant d'autres.

 

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      À la sortie de Lagnieu, une portion de Via Rhôna.

 

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Vertrieu, face à la Via Rhôna.

 

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Via Rhôna, Sault Brénaz.

  

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Base de loisir du Point Vert, au bord du Rhône.

  

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Base de loisir du Point Vert.

     

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Via Rhôna.

  

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      Via Rhôna.


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Entrée en Savoie.

     

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Halte chez Yves, à Champagneux.

 

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Via Rhôna.

 

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Via Rhôna.

  

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Via Rhôna.

  

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Via Rhôna.

  

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Via Rhôna.

  

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Via Rhôna.

  

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Via Rhôna.

  

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Via Rhôna.

  

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      Via Rhôna.


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Via Rhôna. 

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Via Rhôna. Lac du Lit au Roi.

  

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Via Rhôna. Automne...

     

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      Via Rhôna.


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Via Rhôna. Chanaz. 

 

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Via Rhôna. Chanaz. 

 

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Via Rhôna. Chanaz. 

 

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Via Rhôna. Chanaz. 

 

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      Camping de Chanaz, avec les amis venus à ma rencontre.

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      Camping de Chanaz, avec deux invités sous le tente

. 

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            Camping de Chanaz, Gérard et sa nouvelle monture.


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            Jean-Luc, toujours au rendez-vous !


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      Retrouvailles avec le lac du Bourget.

 

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    Le lac du Bourget. 

 

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            Les amis venus au rendez-vous sur la plage du Lido.

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      Le lac du Bourget.

  

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Le lac du Bourget.

  

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Dernière photo du voyage...

 


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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 08:56

Ce sera dimanche,  une journée annoncée comme très ensoleillée,  que ce nouvel épisode de la p'tite vadrouille prendra fin. Pour cette occasion, Je propose à ceux qui le peuvent,  de partager ces derniers tours de roue. 

Au choix :

- rendez-vous au camping de chanaz à vélo dimanche à 10h pour rouler jusqu'à aix-les-bains,

- ou rendez-vous à 12h30 sur la plage du lido pour pique-niquer,

- ou rendez-vous à 15h30 au lido pour les ultimes tours de roue jusque chambéry par l'avenue verte. 

Possibilité aussi de me retrouver samedi après-midi au camping municipal de chanaz.  Il fera beau  !

 

En attendant,  bonne journée à toutes et tous  !

Fabien DIVERSVOYAGE2 9763 (Copier)

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:44

Bonjour tout le monde !

Me voici, depuis 2 jours, de repos près de Reims, ma ville natale, dans la famille.

Après plus de de mois de pédalées, cette pause sera la dernière avant de reprendre la route, ce mercredi, direction Chambéry.

J'ai un peu hésité, vu la météo annoncée, à boucler la boucle à vélo. Mais après avoir rechargé les batteries, je me sens prêt terminer ce petit voyage à bicyclette  plutôt qu'en train.

Voici le calendrier de mes étapes, jusqu'au 18 octobre et mon arrivée prévue en Savoie.

Mercredi 8 OCT : Ste Euphraise - Reims - Recy

Jeudi 9 OCT : Recy - Contrisson (Meuse)

Samedi 11 OCT : Contrisson - Saint-Dizier - Joinville

Dimanche 12 OCT : Joinville - Dijon

Lundi 13 OCT : Dijon - Châlon-sur-Saône

Mardi 14 OCT : Châlon-sur-Saône - Macon

Mercredi 15 OCT : Mâcon - Bourg-en-Bresse - Lagnieu (jonction avec le Rhône)

Jeudi 16 OCT : Lagnieu - Saint Genix par la Via Rhôna)

Vendredi 17 Octobre : Saint-Genix - Chanaz ou Rufieux

Samedi 18 OCT : arrivée à Chambéry.

Ceux qui ont envie de se joindre à moi, notamment lors de la dernière étape, sont les bienvenus. Je serai aussi dispo pour revoir la famille de la meuse vendredi après midi et soir !

à bientôt !!!

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:27

Tout d'abord, je tiens à présenter mes excuses auprès de celles et ceux qui avaient commencé à suivre mon voyage à travers ce blog.

Depuis fin Août, je n'ai plus écrit aucun article et depuis cette date, vous avez sans doute dû vous demander ce qu'il en était de ce voyage.

Déjà en France, des soucis techniques ont commencé à perturber mes plans. Impossible de me servir de mon panneau solaire pour recharger portable et ordinateur. Hormis dans les campings et chez l'habitant, j'avais peu d'occasion de trouver de l'électricité.

S'est ajouté à ça l'absence, durant mes 10 premiers jours en Grande Bretagne, de connexion internet. Et ce malgré l'achat d'une carte SIM locale. Il a fallu une manipulation complexe sur mon téléphone pour qu'enfin, je puisse disposer d'une connexion.

A ce moment, j'avais déjà accumulé trop de photos et avais trop de choses à raconter pour pouvoir me mettre à jour sans sacrifier des heures devant mon ordinateur.

J'ai donc choisi de visiter les villes où je m'arrêtais plutôt que de m'enfermer devant mon écran. ça peut se comprendre je pense.

Cependant, vous ne serez pas privés des photos de ce voyage à travers l'Angleterre, le Pays de Galles, les Pays-bas et la Belgique.

Ni des anecotes et des récits que j'ai en tête.

Dès mon retour, je compte vous faire partager tout cela grâce à des artoicles retrospectifs. On sera en léger différé. Tant pis.

 

Rendez-vous donc fin octobre pour les premiers articles puis courant novembre pour le tout !!!

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 21:38

Il était une fois une sauterelle qui rêvait de voir la mer.

Habitant Carhaix-Plouguer, dans le Finistère, il lui fallait parcourir une soixantaine de kilomètres pour réaliser son rêve.

Un jour, elle eut l'idée de trouver un moyen de locomotoin plutôt que d'y aller par ses propres moyens.

Mais plutôt que d'emprunter le bus ou de monter dans une voiture, elle eut une autre inspiration. Originale mais risquée.

Un matin, nichée dans un bosquet près d'un camping, elle décida de profiter du voyage d'un cycliste qui se rendait sur la côte pour embarquer. S'introduisant dans la tente du cyclovoyageur alors qui celui-ci était en train de la replier, elle trouva un endroit où se cacher.

Ni vu ni connu.

Quelques longues heures plus tard, survivant avec un minimum d'oxygène et dans une obscurité absolue, elle réalisa son rêve, libérée au nord de la baie de Morlaix...

 

1_TraverseeFrance-6700--Copier-.JPG


 

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