Partager l'article ! Talons hauts pour flaques profondes: Nous sommes mi- juillet, en Pologne. La canicule sévit depuis plusieurs semaines ici et cet après-midi, de ...
Nous sommes mi- juillet, en Pologne. La canicule sévit depuis plusieurs semaines ici et cet après-midi, de villains nuages noirs s'approchent de Cracovie.
Je suis sur la belle piste cyclable filant vers la ville mais je sais qu'il va me falloir trouver un abri au plus vite. Les températures s'abaissent brutalement et le vent se lève. L'orage n'est pas loin et ça risque de mouiller fort !
Alors que les premières gouttes tombent, j'aperçois en contre-bas une grange dont l'avancée de toit semble pouvoir m'accueillir, moi et mon vélo. Le temps de me plaquer entre la vieille porte en bois et ma bicyclette et ce sont des tromdes d'eau qui s'abattent, inondant les alentours en quelques minutes.
Quelques âmes égarées passent devant moi. Je vois des vélos filer sur la piste à toute vitesse. Un chien passe et repasse, perdu, devant moi, sans que je ne parvienne à l'attirer sous mon abri.
Je photographie tout cela. Je m'amuse. Je suis au sec...
Quand arrive une jeune femme décidée à affronter le déluge avec un modeste parapluie. Elle a oublié que dans ces conditions, on risque autant d'être mouillé par le haut que par le bas. Surprise par une jolie flaque, elle fera une jolie pirouette que j'aurais tout juste le temps de prendre en photo. Quelques minutes plus tard, le soleil reviendra, pour deux jours entiers, et je pourrai visiter Cracovie sans parapluie !
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